Commission de développement durable

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En commission du développement durable, j'ai interpellé la ministre Emmanuelle Wargon sur la situation de Françoise et son fils qui vivent dans un logement social qui ne dépasse pas les 14°C en hiver pour 200e/mois de chauffage. Ils sont des milliers dans ce cas et c'est inacceptable.

 

La ministre s'est engagée à apporter des solutions pour Françoise mais aussi de s'appuyer sur cette expérience pour répondre à l'ensemble des urgences similaires dans le parc social. Je remercie la ministre pour son aide précieuse.

 

J'ai également évoqué le rôle de l'Agence nationale de la rénovation urbaine dans les quartiers prioritaires à travers la transition écologique. Dans de nombreux quartiers, la reconstitution de l'offre après destruction s'effectue au même endroit avec les mêmes nuisances. Privilégions une vraie mixité.

 

"Madame la ministre,

 

Trop souvent, la précarité énergétique des ménages les plus modestes vient s’ajouter à tous les autres types de précarité, et creuse encore un peu plus les inégalités pour ceux qui en souffrent.

J’ai malheureusement pu le constater dans ma circonscription en rendant visite à Françoise, mère célibataire vivant avec son fils de 15 ans dans un logement social.

 

14 degrés, c’est la température qu’a cette famille en ce moment dans son appartement pour une facture de 200 euros de chauffage par mois. A ce niveau-là on ne parle plus de passoire. Qui peut accepter cela ? En quelque sorte, les plus précaires une double peine est difficilement supportable. Manger ou se chauffer, certains en arrivent à devoir faire un choix. C’est inconcevable dans notre pays.

 

Je sais, madame la ministre, à quel point, avec votre ministère, vous êtes mobilisée dans la lutte contre la précarité et les passoires thermiques, mais il y a aujourd’hui des situations difficiles, comme celle de Françoise, qui ne trouvent pas de réponse à la hauteur de l’urgence.

 

Vous vous demandez que fait l’office HLM responsable de ce logement ? Et bien il renvoie tout simplement les travaux à un horizon de 2 ans ou un relogement dans un quartier dit sensible.

Ma question est donc simple, madame la ministre, quelles mesures votre ministère entend-t-il prendre pour répondre aux situations d’urgence des familles les plus précaires ? Quels objectifs et délais pour la rénovation énergétique du parc de logements sociaux ?

 

En lien, j’aimerais évoquer le rôle de l’agence nationale de la rénovation urbaine dans les quartiers prioritaires.

 

Une de ses prérogatives est de viser l’efficacité énergétique et contribuer à la transition écologique des quartiers.

 

Dans de nombreux quartiers, la reconstitution de l’offre, après destruction, s’effectue au même endroit, souvent à proximité de nuisances telles que les voies ferrées, les infrastructures routières…

 

Ne serait-il pas pertinent d’accompagner la rénovation thermique dans les quartiers pour une réelle mixité sociale à savoir ne pas reconstruire dans ces mêmes quartiers ?"