Commission du développement durable

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Cet après-midi nous avons auditionné les ministres Barbara Pompili

etJean-Baptiste Djebbari sur le projet de loi de finances 2021. Rapporteure pour avis sur les crédits "Politique de développement durable", j'ai insisté sur la nécessité de soutenir les agents dans leurs missions ainsi que l'École des Ponts ParisTech et l'ENTPE pour la recherche.

 

La ministre a fait la réponse suivante :

 

"Je pense qu'il n'est pas souhaitable de réduire les moyens de l' ENTPE et de l'Ecole des Ponts afin de préserver l'excellence de ces écoles[...] On y sera très attentif".

 

Une réponse de la ministre qui rassure. Je serai attentive aux actes.

 

Seul le prononcé fait foi :

 

Madame la ministre, monsieur le ministre,

 

J’ai eu l’honneur d’être nommée rapporteure pour avis sur les crédits « Politiques de développement durable » de la mission « Écologie, développement et mobilité durables » et de rédiger un rapport que je présenterai le 3 novembre prochain ici-même. Ces crédits portent non seulement sur les moyens humains et matériels du ministère de la transition écologique mais aussi, pour partie, sur le financement de l’Ecole des Ponts et l’Ecole nationale des travaux publics. C’est peu dire l’importance de ce programme pour mener la politique de transition dans laquelle, le gouvernement et vous-même, avez engagé la France.

Si les moyens financiers restent essentiels, il faut aussi des femmes et des hommes pour porter les actions, que ce soit au ministère, dans les territoires ou la recherche.

 

Lors de mes auditions j’ai pu mesurer l’investissement de chacun mais j’ai aussi entendu les craintes, les doutes et parfois les difficultés face à des contraintes financières et humaines qui pèsent de plus en plus sur l’action des forces vives du ministère. En effet, pour la 13ème année consécutive les moyens financiers et humains alloués sont en baisse.

 

Si l’objectif initial était louable, rationnaliser et mutualiser ce qui pouvait l’être, aujourd’hui nous assistons à des marges de manoeuvre qui se réduisent. Les équipes font aujourd’hui part d’un certain malaise car, alors qu’elles pouvaient être dans l’anticipation auparavant, elles sont aujourd’hui davantage dans la réaction à des commandes quand elles n’abandonnent pas des missions.

 

Percevez-vous ce malaise au sein de vos équipes ? Peut-on encore demander des efforts aux agents du ministère ?

 

Au-delà de cet aspect humain, il y a l’aspect matériel. Une des priorités 2021 retenues dans ce programme est de financer le renforcement du fonctionnement numérique du pôle ministériel en accompagnant le développement de nouvelles modalités de travail. Je m’en réjouis.

 

Fortement mobilisée sur les questions de télétravail, j’ai souhaité faire un focus sur ses enjeux en cette période de crise sanitaire que nous traversons et qui bouleverse nos méthodes de travail.

 

Quelles sont les ambitions du ministère en matière de télétravail ?

 

Pour terminer, je souhaiterais rapidement parler de la recherche. « Voir c'est savoir, et savoir c'est prévoir », cette phrase illustre parfaitement ce qui se joue à travers la recherche, notamment sur les enjeux environnementaux. L’ENTPE et L’ENPC sont deux écoles d’excellence qui dépendent des crédits du MTE. Chaque année, elles sont encouragées à trouver de nouvelles ressources propres pour financer leurs recherches ; or face une crise sanitaire inédite, elles craignent de voir leurs moyens amputés du fait d’entreprises qui ne pourraient plus assumer leurs contributions et d’une subvention pour charge de service publique qui serait en baisse.

 

Comment le ministère compte-t-il les soutenir ?

 

Je vous remercie.