1eres assises pour l'éliminitation des violences faites aux femmes

Updated: Jan 20


Présente ce matin à l'occasion des 1eres assises pour l'éliminitation des violences faites aux femmes organisées par Communauté d'agglomération Melun-Val de Seine dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Je félicite l'ensemble des acteurs institutitions, associations et femmes présents ce jour à l’ École des Officiers de la Gendarmerie Nationale - EOGN. Il est important de travailler main dans la main pour libérer la parole, écouter, croire, accompagner et finir par éradiquer ce fleau.

« Elle s’appelait Julie.

Julie était originaire de Seine-et-marne et elle nous a quittés il y a près de 3 ans à cause d’un homme, père de ses 2 enfants, à cause d’une violence et d’une folie maintes et maintes fois dénoncées. Qu’elles soient sexuelles, physiques ou psychologiques, qu’elles interviennent dans la sphère privée ou dans le cadre professionnel, qu’elles soient simplement constatées ou dénoncées, ces violences nous concernent toutes et tous.

Sous l’impulsion du Président de la République, le gouvernement et notre majorité parlementaire se sont impliqués et concrètement et avec force dans la lutte contre les violences faites aux femmes avec d’une part avec l’instauration du Grenelle des violences conjugales et d’autre part le vote de 4 lois en quatre ans pour toujours mieux protéger les victimes.

Levée du secret médical, dépôts de plainte à l’hôpital, formation des forces de l’ordre, déploiement des bracelets anti-rapprochement, création de nouvelles solutions d’hébergement d’urgence pour mettre à l’abri les femmes victimes de violences et leurs enfants, de centres de prise en charge des auteurs, instauration d’un numéro – le 3919 – accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept : la liste est longue puisque ce sont près d’une cinquantaine de mesures qui ont été engagées ; elles sont toutes aussi essentielles pour éradiquer les violences conjugales.

« Le féminisme n'a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours. » Ces mots, prononcés il y a plusieurs décennies, sont de Benoîte Groult et demeurent d'une triste actualité.

En effet, si leur nombre est en baisse, nous déplorons déjà 101 féminicides depuis le début de l’année. Ce chiffre glaçant indique que de telles violences restent une réalité du quotidien.

De nouvelles mesures fortes ont été prises par le Gouvernement ces dernières semaines : l’expérimentation du dépôt de plainte hors les murs, la création d’un fichier d’auteurs de violences conjugales, le soutien financier aux associations, aux centres d’hébergements, création de points d’accueils en grande surface, mise en place du dispositif « alerte pharmacie », partenariat avec UBER.

Aujourd’hui en cette journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, je tiens à saluer l’organisation de ces 1ères assises au sein de notre agglomération qui permettent de réunir tous les acteurs qui agissent chaque jour aux côtés des femmes et de leurs enfants.

Je tiens à remercier tous les participants et associations présentes à cette journée, et apporter un soutien sans faille à celles et ceux qui, sur le terrain, s’engagent pour protéger les femmes, pour recueillir cette parole qui se libère chaque jour davantage, pour prévenir, pour écouter et pour accompagner, afin de remporter le combat en éradiquant enfin ces violences.

C’est avec volonté et détermination que nous arriverons à cet objectif. Aujourd’hui nous sommes tous réunis, élus, état, justice, police, gendarmerie, corps médical, associations, éducation nationale et enseignants pour échanger sur les pratiques et l’ensemble des mesures mises en œuvre. Aujourd'hui, nous devons nous parler « vrai » ; nous dire les choses ; mettre le doigt sur les dysfonctionnements et partager les dispositifs qui fonctionnent afin de les dupliquer. C’est avec ce travail collectif que nous parviendrons à sensibiliser et à mobiliser notre société, pour écouter les femmes et surtout les croire. Ce combat que nous menons est un combat de longue haleine. Oui, il reste beaucoup à faire ; beaucoup à améliorer. Mais reconnaissons que des progrès ont été réalisés ces dernières années pour donner aux femmes de l'espoir ; leur signifier qu'il n'y a pas de fatalité et qu'ensemble nous éradiquerons ce fléau. »


Préfet de Seine-et-Marne

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